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est un pnssunt qui ne saurait s’attaelier à ecs murs dans lesquels ildemeurera quelques mois ou quelques aimées, qui auront vu d’autreshabitants avant lui et en verront d’autres après. Comment s’attacher àces murailles banales, à ces intérieurs qui ne participent en rien du goûtde celui qui les occupe? La maison privée, au contraire, si modestequ’cllc soit, porte toujours l’empreinte des habitudes de son propriétaire.Si comme à Londres , ces maisons présentent extérieurement un aspectuniforme, intérieurement elles modifient leurs distributions en raisondes goûts, des mœurs de chacun de ceux qui les possèdent et y installentleur famille. Or, il est dans la nature humaine de s’attacher aux objetsqui reflètent quelque chose de la personnalité. L’homme se prend toujoursd’affection pour ce qu’il croit avoir créé, et cette affection, quand elles’attache au foyer domestique, est saine. On ne saurait donc, à mon avis,trop favoriser la tendance d'une partie notable du publie à abandonnerles maisons à locations pour les habitations privées, et il dépend jusqu’àun certain point des architectes d’aider à cette évolution dans lesmœurs, en étudiant les moyens les plus économiques, propres à permettreaux fortunes médiocres de s’installer dans des habitations privées.
Un assez grand nombre d’usiniers, en France , ont construit deshabitations pour les ouvriers qu’ils emploient. Ces habitations, séparéespar lots, peuvent devenir la propriété de ecs ouvriers par voied’amortissement. Eh bien, les habitudes de régularité, d’ordre, d’hon-nêteté, se répandent promptement dans ces sortes de colonies; etjl estrare que ces agglomérations ouvrières se livrent aux excès si fréquentsdans les centres où ce système n’a pas été appliqué. V~t
Ce qui est efficace pour la classe ouvrière, l’est également pour lesclasses plus élevées par l’éducation, la position de fortune ou la naturedes occupations.
De l’amour du foyer découle l’amour du travail, de l’ordre et d’unesage économie. Il faut donc faire aimer le foyer, le rendre possible auplus grand nombre et s’évertuer à résoudre ce problème. L’architectene saurait s’imposer une plus noble tâche. Elle est plus difficile à rempliren France qu’elle ne l’est en Angleterre ou en Allemagne , parce que nosyeux se sont habitués depuis longtemps aux apparences d’un faux luxeet que beaucoup d’honnêtes gens ne se croient dignement logés, —fussent-ils entassés, — que derrière des murs de pierre, ornés defanfreluches, et que si le petit salon qu’ils occupent, se couvre de dorures.
Dans nos maisons à location, il n’est pas possible de prendre desdispositions spéciales, puisque les appartements qui les composent doiventégalement convenir à tous, e’esl-à-dire à personne en particulier. Ainsi,