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Tome deuxième.
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UIX-IIL1TIKME ENTRETIEN.

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habitent, mais pour ol'i'rir aux regards des [tassants certaines ordonnancesmonumentales dont, d’ailleurs, ils ne se soucient guère; (ju’elles sont•'levées pour la montre, avant tout. On se donne ainsi et on donne auxétrangers des apparences de palais _ ’ ' ”tc ces façades, on ne

trouve (pie logis étroits et insalubres. Richesse au dehors, gène audedans; n’est-ce pas là le programme de la plupart de nos constructionsà location ? X’est-ee pas la matérielle expression des infirmités morales• pii nous conduisent à une prompte décadence ? l'eu de fond, beaucoupde vanité, de désir de paraître; par suite une société dans laquelle l’enviedevient le souverain mobile; c’est-à-dire un désir incessant et immodéréde paraître [dus qu’on ne peut être, et une secrète haine pour tout ce quise produit au-dessus de ce que nous pouvons montrer.

Supposons que les règlements de voirie aient été revus, corrigés etmis d’accord avec nos habitudes, nos besoins, et les facilités nouvellesque fournissent les moyens de bâtir; que ces règlements tiennent quelquecompte des questions d’art, d’aspect varié suivant les goûts des habitantsd’une grande ville; qu’ils renoncent à faire de nos habitations une sorte dephalanstère ’ el chaque sociétaire aurait les mêmes aptitudes, les

mêmes occupations, les mêmes goûts, les mêmes désirs, le même nombred’enlànls, même fortune, et... le même ennui. Supposons que ceuxqui sont chargés de nous administrer, depuis longtemps déjà, et qui sedisent les ennemis du communisme, cessent de préparer les voies (parla [dus bizarre des contradictions) au communisme le plus abject;supposons que l’administration française devienne l’adversaire de laréglementation sur toute chose et à propos de tout; et ([lie ses effortstendent à protéger l’initiative privée en tant qu’elle ne gêne pas le publicel l’indépendance des esprits. Supposons qu’elic n’accueille plus avec unfroncement de sourcils, mais au contraire avec un sourire bienveillant,toute innovation, tout effort en dehors île la routine, toute tentative de sesoustraire à des préjugés, à la tyrannie de tels ou tels corps, se disantofficiels ou administratifs.

Supposons qu’elle apprécie le prix du temps et admette que c’estcalculer médiocrement, même dans son propre intérêt qui, nous le•‘l ovons, est celui du pays, de faire perdre à un contribuable une journéevalant 20 francs pour lui faire payer au lise 7Û centimes. Supposonsqu elle admette que son devoir est de faciliter, de simplifier au lieud’entraver et de compliquer; supposons enfin qu’elle cesse de seconsidérer comme infaillible et immuable, et que dans un temps ou toutechose change si rapidement, elle doit prévoir ces changements el ne pasattendre qu’ils soient réclamés pendant des années par le publie, pour