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Il est entendu que je ne parle ici que de la maison des champs et nondu hou et solide manoir ou château qui abrite convenablement ses hôtes.C’est à la maison des champs que je m'attache parce que c’est l'habita-tion du grand nombre, et que le goût pour ces sortes de constructionss’est prodigieusement répandu depuis un demi-siècle. Kl cependant, telest le désarroi dans le domaine de l’architecture, telles soûl les étrangesou puériles fantaisies «les clients, qu’il est un très-petit nombre de con-structions qui satisfassent pleinement au programme d’une habitation decampagne dans de médiocres dimensions.
Il est deux modes différents propres à satisfaire à ce programme, .leles désignerai par: mode anglais et mode français .
I.e mode anglais consiste à agglomérer de petits corps de logis conte-nant chacun une ou deux pièces, suivant les goûts ou les convenances dupropriétaire, ne possédant souvent qu'un rez-de-chaussée, le tout sans,avoir égard à la symétrie; chacun de ces petits logis axant la hauteurconvenable à la pièce qu’il contient, des jours percés suivant l’orienta-tion préférée, des communications plus ou moins heureusement trouvées.Il y a, dans celle façon de comprendre l’habitation des champs, la marquedu sens prathpie qui distingue les Anglais .
Le mode français consiste à élever un pavillon, c’est-à-dire un corpsde logis concret, symétrique, dans lequel les services, au lieu d’êtredisséminés, comme dans le mode anglais , sont réunis on plusieursétages, sous un même toit. C’est là une vieille tradition de notre pays,qui a ses avantages. Ka véritable maison française des champs est restéele diminutif du château de plaisance français inauguré au xvi' siècle,comme le cottage anglais est le diminutif du manoir anglais du moyenâge avec ses logis éparpillés suivant les convenances de l’habitant.Quelques propriétaires français ont bien essayé d’inaugurer chez nous lesystème anglais , mais je ne crois pas que ces dispositions de plans dé-manchés conviennent à nos mœurs, à moins que celles-ci ne se modifient,ce qui est peu probable. L’Anglais conserve, même dans les relations in-times, une sorte d’indépendance, une personnalité, que nous ne possédons«pie très-exceptionnellement. Quand des Français se conviennent ou croientse convenir, il semble qu’ils soient disposés il tout mettre en communet à faire le sacrifice le plus entier de leur individualité, «|uitte à se jeter«les bouteilles à la tête si des froissements résultent de cette intimité troplégèrement cimentée. Ce n’est pas là notre pire défaut, puisqu’il friseune qualité. Mais si une famille et des amis même se réunissent, isemble «pie la vie commune doit être aussi concentrée «pie possible. Stous pouvaient vivre dans la même chambrée, ce serait pour le mieux, l a