VINGTIÈME ENTRETIEN.
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rentes à celte forme de gouvernement; savoir: respect absolu aux lois dupays ; force gouvernementale solidement appuyée sur ees lois ; absencede privilèges ; contrôle assidu de tous sur tout, et responsabilité dansl'étendue des attributions dévolues à chacun ; travail, surveillance, et,pour que le travail soit sérieux, persistant et utile par conséquent au biende la république, inviolabilité des fruits du travail. Je ne pense pas qu’ilse trouve dix hommes intelligents qui ne souscrivent des deux mains à ceprogramme ; mais il faut que son exécution ne puisse être mise en doute,car le doute fait avorter les fruits qu’un pareil état social peut donner. Ledoute suspend les bonnes volontés particulières, et ce n’est que par leconcours de ces bonnes volontés, sans arrière-pensées, que cet étatsocial s’établirait. Quels sont ceux qui doivent les premiers inspirer laconfiance? les chefs du pouvoir. C’est donc à l’accomplissement de ceprogramme que leurs actes doivent concourir, les plus importantscomme les plus insignifiants en apparence. Mais si ces chefs du pouvoir,ou leurs délégués, agissent en certaines circonstances de telle sorte queleurs intentions puissent être supposées hostiles ou même indifférentes àl’accomplissement de ce programme, le doute surgit dans l’esprit desgens les mieux disposés, et par suite le découragement paralyse lesvolontés les plus fermes, les efforts les plus utiles au rétablissement de laprospérité publique.
Sous l'Empire dernier, on paraissait attacher une importance assezconsidérable aux progrès de l’art; on admettait, dans les discours offi-ciels, que ces progrès étaient une des sources de la richesse publique ;on encourageait beaucoup les artistes, c’est-à-dire qu’on dépensait dessommes assez fortes à soutenir les médiocrités, impuissantes à vivresans ce secours, et que ce qu’on appelle la Direction des beaux-arts étaitun bureau de secours. On construisait beaucoup d’édifices, et, pour con-tenter le plus de monde possible, on avait le soin de les couvrir de sculp-tures et de les décorer intérieurement avec un luxe inouï jusqu’alors.L’Empire aurait bien voulu avoir un art qui marquât sa date, et qu’on pûtdire un jour : le style du second Empire, comme on dit le style de Fran-çois 1 er , le style de Louis XIV . A-t-il obtenu ce résultat? Je ne le crois pas.Pouvait-il l’obtenir? Peut-être. Mais ce n’était ni par la quantité, ni parle luxe des bâtiments, ni surtout en dépensant autant d’argent à encou-rager la mendicité. La grosseur des sommes en ceci ne fait rien àl’affaire. La question est de dépenser son argent, si peu qu’on en dé-pense, à ne rémunérer que ce qui est bon. La difficulté, c’est dereconnaître ce bon. Si ceux qui sont au pouvoir prétendent être juges enees matières délicates et qui ne leur sont pas familières, ils ont chance
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