VINGTIEME ENTRETIEN.
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manière dont il en rendrait compte et les questions qu’il adresserait aucOMCiirrenl. Les raisons données et les réponses aux questions poséesferaient évidemment impression sur le véritable jury, indépendammentde l’opinion préconçue ou erronée de la majorité des examinateurs. Iln’y aurait plus à craindre ainsi, pour les concurrents sérieux, d’êtreêtranylès entre deux portes par une majorité jugeant à lmis-clos.
On objectera certainement que ce jury, composé de personnages quine sont point architectes ou qui ont cessé de l’être, serait hors d’étatd’apprécier à sa valeur la discussion qui s’établirait entre les examina-teurs ou les réponses que feraient, à leurs questions, les concurrents.Cette objection n’est pas fondée.
L’architecture n’est pas une de ces connaissances pleines de mystères,hérissées de mots techniques et de formules incompréhensibles pour desgens intelligents. 11 n’est pas de question d’architecture, si ardue qu’ellesoit, qui ne puisse être comprise par des personnes instruites, mais étran-gères à la pratique du métier, si on les explique avec clarté et en s’ap-puyant sur le bon sens, commun à l’appréciation de toute chose. On peutdire même que cette nécessité, pour les examinateurs-architectes — jene les désigne plus que par ce litre — d’expliquer les motifs qui leurfont rejeter ou adopter tel ou tel projet, ne serait pas sans de grandsavantages, puisqu’on a vu parfois des jurés qui adoptaient ou reje-taient un projet sans exposer les raisons qui les faisaient agir ainsi, onpar des motifs qu’ils n’exposeraient certainement pas devant un juryindépendant.
11 est de ces raisons que l’on ne donne et qui ne peuvent faire impres-sion qu’à lmis-clos. Qui empêcherait de désigner, parmi ces juréschargés non de discuter, mais seulement d’écouler et d’émettre unvote après avoir entendu la discussion entre les examinateurs et lesréponses des concurrents, des ingénieurs des ponts et chaussées, desingénieurs civils, des administrateurs auxquels les travaux publics nesont point étrangers, ou des fonctionnaires d’un ordre élevé, indé-pendants par leur caractère et leur position? Ces personnes seraientparfaitement en étal de porter un jugement sur des projets, non peut-être de prime abord, mais après les discussions et l’examen dont jeviens de parler.
On n’aurait pas à craindre au moins ces partis pris dont beaucoupd’entre nous ont été les témoins, ces comptes rendus, je ne dirai pas in-fidèles, mais absolument contraires au sens qu’avait pris, en un casdonné, une discussion.
Pour conclure donc, si le mode des concours est adopté pour tous les