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Tome deuxième.
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UNTKKTIENS SCK l’AUCIIITKOTURE.

AU

D’ailleurs, il l'aut observer que plus un architecte est capable, mieux ilcomprend les difficultés accumulées dans un programme et les moyensd’exécution à employer, plus il éprouve d’embarras à rendre intelligiblesles solutions qu’il propose; tandis qu’un artiste médiocre, mais qui nedoute de rien, — et cela se voit, — n’éprouve aucun embarras à rendrecompte de son faible bagage. 11 ne cherche pas à résoudre des difficultésqu’il ne prévoit même pas et son travail graphique se ressent de celleconfiance en scs propres forces. Les jurés sont des hommes et générale-ment, comme tous les hommes, n’aiment pas à se donner trop de peine.Si quelque partie d’un projet exposé ne leur paraît pas parfaitementclaire, ils en concluent que l’auteur n’a su ce qu’il voulait faire. Beau-coup d’entre ces jurés, même capables, ne se rendent pas compte deseffets que produit l’exécution et ne voient que le dessin géoinétral.Beaucoup ne s’inquiètent guère de savoir si les plans, coupes et élévationssont en parfait accord. D’autres ne se préoccupent nullement des moyensd’exécution ; aucun n’examine sérieusement les devis et s’ils se rapportentexactement aux projets graphiques.

Si l’on a_, ‘ 'es concurrents isolément devant leurs projets et qu’on

leur demandât de les expliquer, de rendre compte des motifs qui leur ontlait adopter tel ou tel parti, de leurs moyens d’exécution, de la relationdes devis avec les dessins, il résulterait de cet examen des lumièrestoules nouvelles, et il pourrait arriver qu’un projet dédaigné de primeabord prît le premier rang.

Mais encore ne faudrait-il pas que les examinateurs votassent; le voteserait émis par un jury pris parmi des hommes honorables, ne pra-tiquant pas ou ne pratiquant [dus depuis longtemps l’architecture, etqui assisteraient aux discussions des hommes de l’art et aux exa-mens que ceux-ci feraient subir aux concurrents devant leurs propresprojets.

Dire que ce mode de procéder serait parfait... malheureusement lesjugements humains sont rarement excellents; mais au moins y aurait-ildans cette façon de procéder des garanties assez sérieuses pour attirerles artistes capables, et surtout pour éloigner un grand nombre de con-currents indignes. Le huis-clos des jugements des concours est déplo-rable à tous les points de vue : il laisse irresponsables les juges ; il per-met certaines exécutions scandaleuses, et les résultats surprennenthabituellement, et non sans raison, le public.

Avec l’emploi du moyen proposé ici, il suffirait d’un seul membre dujury, —je veux dire: du groupe des examinateurs; et c’est le titre quileur conviendrait, — pour faire ressortir les qualités d’un projet, par la