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Tome deuxième.
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KM'HliTIF.NS SI 11 1. AKCHITECTCIIE.

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Ayant vu les entrepreneurs chez lesquels ils étaient employés réaliserd’assez beaux bénéfices sur une affaire entreprise avec 10 pour 100 derabais, ils se font ce raisonnement • « Si mon patron a lait 10 ou 12 pour100 de bénéfices sur une affaire, avec un rabais de 10 pour 100, moi quime contenterai d’un bénéfice de 5 pour 100 je puis bien, sur une entre-prise analogue, souscrire un rabais de 15 ou 17 pour 100. » Mais c’estlà une illusion dont ils sont bientôt les victimes. En effet, un entrepreneurhabile et prudent, dont le crédit est solidement établi, qui n’est pasobligé d’emprunter pour mener à lin une entreprise, ou du moins quitrouve à emprunter à 5 pour 100 sur des propriétés qu’il possède, quipar conséquent peut faire des marchés avantageux avec les fournisseurs,mettre la main même sur une quantité considérable de matériaux en unecirconstance favorable, se trouve dans des conditions telles qu’il peutsouscrire un rabais assez élevé et trouver encore d’assez beaux béné-fices. Sa comptabilité est d’ailleurs bien tenue, ses inventaires régulierset sincères: il sait chaque jour quelle est sa situation. Il n’en est pas ainsipour le brave compagnon qui un matin, à la tète d’un petit capital d’unecinquantaine de mille francs, devient adjudicataire d’une entreprisequelque peu importante. I.e cautionnement, le matériel nécessaire, lespremiers approvisionnements qu’il faut payera courte échéance ou comp-tant, parce qu’il n’a pas de crédit, et les premières payes ont bien vileabsorbé scs 50 000 francs. Les à-compte n’arrivent pas assez vite. Sapeu régulière ne lui permet pas de présenter des situa-tions exactes, et ayant dépensé déjà tout son capital, il est tout surprisde voir que, en forçant les chiffres, il ne présente qu’un état de situationminime.

Alors il a recours aux emprunts et, comme il ne peut offrir aucunegarantie autre que les à-compte futurs sur les travaux entrepris par lui,il tombe sous la griffe des usuriers. Alors à ses 15 pour 100 de rabaisviennent s’ajouter 15 pour 100 d’intérêts à payer pour les sommes em-pruntées. Dans celte voie on comprend qu’il ne peut aller bien loin. Il vasans dire qu’il devient alors l’ennemi du capital et trouve la société déplo-rablement organisée.

Tous ceux qui sortent des chantiers où ils étaient chefs d’ateliers pourse lancer dans l’entreprise à leur compte, ne finissent pas d’une manièreaussi triste. 11 en est de mieux instruits, de plus prudents, qui vont peti-tement d’abord, ne se risquent pas dans les adjudications, apprennent la

.’, marchent peu à peu et en raison de l’étendue croissante de

leurs ressources. Ceux-là finissent par faire d’excellents entrepreneurs,rompus au métier, probes, sachant conduire leurs chantiers, exacts, bons