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Ces feuilles (rattachements au net doivent être tenues sans ratures,intercalations, interlignes ou transports en marge. Toute erreur ou men-tion inexacte est mise entre parenthèses et corrigée d'autre part.
Les articles destinés à être métrés restant en blanc dans les colonnesde prix F, G, 11, il sera impossible, lors de la rédaction du mémoire, defaire des doubles emplois ou de rien oublier, puisque ces articles sontpassés jour par jour.
Ces feuilles d’attachements, formant un livre, sont mises à la disposi-tion de l'architecte ou du client, toutes les fois que l’un ou l’autre veulent enprendre connaissance. Tous deux peuvent en vérifier les détails sur placeet les viser quand bon leur semble. Or, comme les mémoires ne sontque des extraits de ce livre dont tous les articles ont pu être contrôlés pareux, il demeure évident (pie l’entrepreneur ne saurait, être soumis à desréductions arbitraires, et qu’en cas de discussion ou de procès, ce livreest un témoin irrécusable de sa gestion devant des tribunaux et experts.De plus, la responsabilité de l’architecte, au point de vue du contrôle desouvrages cl de leur valeur, est singulièrement allégée, car lui ou sesagents n’ont autre chose à faire qu’à constater jour par jour l’exactitudede la transcription des attachements main courante sur le livre des atta-chements au net.
Ainsi, la base delà comptabilité de l’entrepreneur, comme industriel,est la tenue d’un livre d’attachements.
Ce livre est tenu double : main courante et au net.
Ce livre, une fois les comptes liquidés, peut fournir à l’entrepreneurquantité de renseignements de nature à l’éclairer, s’il prétend soumis-sionner des ouvrages de même catégorie. Mais sa véritable utilité résidedans la constatation journalière des causes de ses profits et de ses perles,en lui fournissant ainsi les moyens d’augmenter les uns et de diminuerles autres.
Tenu avec ordre, le résultat total du livre d’attachements d’une entre-prise considérable, ne fera sur le grand-livre que remplir une ligne, sansqu’ii soit besoin de multiplier les écritures.
Le livre d’attachements, applicable dans la plupart des constructionsordinaires, peut, dans certains cas exceptionnels, exiger la tenue de livresauxiliaires. Mais cela ne saurait modifier le système dont on vient d’ex-poser le mécanisme.
Les architectes trouveraient un grand avantage à pouvoir consulter leslivres-attachements des entrepreneurs, puisqu'il leur serait facile ainsi deconnaître exactement la situation de l’entreprise, et s’ils doivent comptersur des excédants de dépense ou sur des économies pendant le cours