7 —
consciencieusement travaillés de l’exposition n’est pasune des moins attrayantes.
Plus d’une pièce exceptionnelle n’a souvent dû sonexistence qu’à l’espoir d’en trouver le placement à l’ex-position. Eh bien, on a laissé peser tout le soin de cesencouragements sur la famille royale : il n’est pas unexposant qui n’ait mis tous ses moyens et tous ses pro-tecteurs en jeu pour faire acheter par la cour le plusriche de ses produits; voilà pourquoi l’on voyait écrit,pendant les derniers jours de l’exposition, sur une mul-titude d’objets de luxe : Acheté par le roi, acheté par lareine, acheté par le duc ou la duchesse d’Orléans, etc.
S. M. Louis-Philippe a fait dix visites, et le duc d’Or-léans plus de vingt, à l’exposition française, parlant àtous les exposants et leur parlant avec connaissance decause; car il est peu de princes en Europe qui aientmieux profité des facilités de s’instruire que leur donneleur position. Le duc d’Orléans, par exemple, a ses ap-partements ornés des chefs-d’œuvre de la mécanique, etfait de grandes dépenses en essais, sous la direction deM. Pouillet, son ancien professeur, et des barons Thé-nard et Séguier, dont il aime et comprend les conseilséclairés.
S’il est avéré que la publicité produite par le fait desexpositions est nécessaire aux industriels d’ün pays, ellen’est pas moins utile aux étrangers.
Combien de fois n’ai-je pas eu l’occasion de voir desindustriels, des artistes et des particuliers fort en peinede savoir à qui recourir pour obtenir seulement l’a-dresse d’une fabrique, d’une maison, ou le nom del’inventeur d’un produit nouveau, dont ils avaient leplus pressant besoin! Que de fois aussi mes relations