pour les expositions annuelles par grandes elasses deproduits, comme nous en avons émis l’idée dans letemps.
Cet accroissement dans le nombre des exposants, mal-gré les frais qui en résultent pour eux, est la preuvedes avantages qu’ils retirent des expositions, ne serait-ce que par la publicité européenne que les récompensesnationales attachent à leur nom et à leurs produits ; carla publicité est la vie de l’industrie : le proverbe trivial,A bon vin pas d’enseigne, n’est pas applicable aux manu-factures.
Quels que soient la perfection et le bas prix des ob-jets enfermés dans un magasin inconnu, personne n’yentrera, et la fabrication nouvelle périra avant de s’êtrefait une clientèle.
Sous le rapport de la publicité seule, les expositionssont donc d’un avantage extrême pour l’industrie ; etcela est tellement bien senti par les exposants, qu’ilen est plusieurs à qui l’exposition a coûté de 100 à200 mille francs. Le Creusot , par exemple, a dépensé degrandes sommes pour le transport et le montage de salocomotive ; Kœehlin et Schlumberger, pour leurs gran-des machines à filer le lin, la laine et le coton et pourcelles à fabriquer le papier, etc.
On a commis un grand oubli et une faute en négli-geant d’organiser une loterie à l’exposition, à l’instar dece que nous avons fait en Belgique ; car il n’est pas deprinces ou de riches visiteurs étrangers ou nationaux,qui ne se fassent un plaisir d’encourager l’industrie enprenant des billets : chacun aime à faire le bien, surtoutquand il y trouve une perspective de rémunération : etcelle d’obtenir quelques-uns des chefs-d’œuvre les plus