— 46
MACHINE ROTATIVE DE PECQIÎEER.
Sur 138 machines rotatives dont les dessins ou l’hisloire sont venus à notre connaissance, et qui toutesn’ont donné que de mauvais ou de fort douteux résul-tats, nous ne connaissons que la machine de M. Pec-queur qui soit exempte des défauts qui ont fait aban-donner les autres.
Outre'les. difficultés des fermetures latérales, toutesles machines rotatives que nous avons étudiées renfer-maient un vice énorme qu’on n’avait pas reconnu et quia jeté Tredgold dans une étrange erreur de calcul.Voyant que ces machines ne rendaient pas le mêmeeffort, à vapeur égale, que les machines à piston, il s’estappliqué à tourmenter ses équations de manière à ob-tenir un quotient boiteux, en rapport avec le produiteffectif de ces machines.
C’était une hérésie scientifique évidente; car, de quel-que manière que l’on emploie une force donnée, l'effetproduit peut différer, mais la puissance est la même, etc’est dans le frottement des organes qu’il faut chercherla cause des pertes.
Or, voici ce qui se passe dans les machines rotatives,composées en majeure partie de deux cylindres concen-triques et de palettes mobiles sur un axe, ou rentrantesou sortantes : c’est qu’à un instant donné il ne se trouvede la vapeur que d’un seul côté. Cette vapeur pressebien d’une part sur l’obstacle fixe, et de l’autre sur lapalette mobile; mais on n’a pas fait attention qu’elle agitégalement avec une puissance proportionnelle à la sur-