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Tome premier.
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face, entre les deux cylindres, et que cette énormepression est renvoyée sur l’axe, lequel en éprouve un telfrottement, qu’une grande partie de la force se trouveanéantie : nous croyons même que des machines ont étéconstruites avec des proportions telles, que le frottementemportait la totalité de la puissance.

Ce défaut capital reconnu, nous y avions remédié, enconstruisant une machine double, avec deux entrées etdeux sorties, de sorte qu’il se trouvait toujours autantde vapeur des deux côtés opposés entre les deux cylin-dres. Cette machine, de six chevaux environ, construiteà Verviers , sous nos yeux, par d’habiles ouvriers, estun chef-d’œuvre d’exécution : elle donne exactement lamême force qu’une machine à piston, mais elle a le dé-faut d’être plus difficile à construire et moins aisée àréparer, de sorte que nous avons fini, comme tous lesinventeurs qui ont payé leur tribut à la rotation, parconvertir notre machine rotative médiocre en excellentepompe hydraulique. Car le sort de toutes les machinesà vapeur infirmes, est de devenir pompes ou soufflets,comme celui des vieilles actrices estde devenirouvreuses.

M. Pecqueur est sorti tout d’un coup de l’ornière bat-tue : il a fait un cylindre circulaire et y a placé deuxpistons métalliques qui glissent dans l’espace annulaire;seulement il y a deux obstacles mobiles, dont l’un reculepour laisser passer un piston, pendant que l’autre sertde point d’appui à la vapeur ; ces palettes sont comman-dées du dehors par un double excentrique; l’introduc-tion de la vapeur, qui se fait par le centre, est si biencombinée que les mouvements des palettes ont toujourslieu dans la vapeur détendue : cela nous semble untour de force qui, nous l’avouons, surpasse notre in-

RAPPORT. 1.