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que des centaines de découvertes ont apporté les acces-soires et les moyens d’exécution, qui manquaient aumoment de leur première apparition...
Il est certain que Salomon de Caus et Papin n’auraientjamais pu exécuter une machine .à vapeur, alors qu’onne savait ni fondre ni aléser un grand cylindre. Et siPascal avait conçu la presse hydraulique, telle qu’elleest aujourd’hui, il n’eût pas trouvé un ouvrier capablede la construire.
Héron, l’auteur des Spiritalia, qui, 406 ans avantJésus-Christ , a lancé le premier jet d’un éolipyle sur lespalettes d’une roue à aube, n’aurait pu faire construirela machine de M. Pelletan, quelque simple qu’elle soit,par les chaudronniers d’Alexandrie .
La roue de Héron tournait à l’air libre; M. Pelletanl’enferme entre deux disques, son jet de vapeur arrivesur la roue par la tangente et s’échappe par l'axe d’uneespèce de tambour de basque.
Dans de pareilles conditions cependant, cette ma-chine , qui ne présente à l’esprit rien qui n’ait été sou-vent pensé, fonctionnerait mal, ou plutôt ne fonction-nerait pas. Mais M. Pelletan a imaginé d’y appliquer latuyère à vapeur dont il avait déjà reconnu l’effet utiledans son monte-liquide, c’est-à-dire qu’il dirige un jet devapeur, à l’entrée d’un tube qui laisse un intervalleannulaire, par lequel l’air extérieur entraîné se précipiteà flots et se comprime d’une quantité notable qui peuts’élever à 20 pouces de mercure, avec de la vapeur àtrois atmosphères. La vapeur produit ici le même effetque l’eau dans les trompes ou soufflets hydrauliques :elle entraîne une grande quantité d’air. Il se passe alorsun phénomène semblable à celui des tuyères de hauts