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Tome premier.
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fourneaux, qui occasionnent une pression d’air assezconsidérable dans le foyer, quoiqu’il ne soit pas hermé-tiquement fermé. M. Pelletan dit que, puisque l’air estplus lourd que la vapeur, il a besoin de moins de vitessepour produire plus d’action sur la roue ; avec la vapeurseule, la vitesse de cette roue devrait être d’environ500 mètres par seconde.

Le fait est que cette machine marche avec une forcequi n’a jamais été obtenue par la vapeur seule, employéepar impulsion ou par réaction, sans égard pour l’expan-sion qui constitue néanmoins la principale puissance dela vapeur.

M. Pelletan fournit des machines à 500 francs parforce de cheval : c’est beaucoup trop, eu égard à la sim-plicité de l’appareil, mais c’est fort peu s’il obtient unenotable économie sur le combustible.

Or les antagonistes de M. Pelletan donnent le chiffrede 7 kil. par heure et par force de cheval; c’est la con-sommation des locomotives, mais M. Pelletan n’avoueque 4 kil. Ce professeur propose aujourd’hui de se servirde l’air comprimé dans des réservoirs par des moteursmoins coûteux que la vapeur.

M. Andraud a publié sur ce sujet une brochure très-remarquable : c’est toute une ère nouvelle ouverte àl’industrie, c’est la préface du plus beau rêve des phi-lanthropes , quand il leur arrive de se transporter autemps heureux où l'homme, ayant achevé de dompter lamatière avec laquelle il est aux prises depuis six milleans, se sera complètement affranchi de tout travail mus-culaire.

A Sparte, à Rome , les patriciens avaient des ilotes cldes esclaves humains, comme l’Amérique a ses malheu-