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le plus économique de tous, s’il n’est pas le plus actif.Mais les Hollandais savent attendre. Ils pensent quece lac desséché trop subitement produirait des mias-mes dangereux, tandis qu’en ne découvrant le fondque progressivement, d’année en année, il n’y aurarien à craindre pour la santé publique. C’est ici le cas dedire : CM va piano va sano.
Une pareille machine ne serait pas dangereuse ; ellemérite donc d’être étudiée, et tout le temps perdu avantqu’on arrive à la faire adopter sera de l’argent dépenséinutilement. On peut évaluer à plusieurs millions par anle charbon gaspillé pendant l’attente d’une solution com-plète de cette importante question.
Le gouvernement qui hâterait ce moment en facilitantla maturation de cette découverte , rendrait donc unservice notable à l’industrie ; quelques milliers de francsconsacrés à des expériences dirigées par des technolo-gues instruits, tels que MM. Guillery, Dubois, Nol-let, etc., pourraient avoir d’excellents résultats. Nousavons même la certitude d’obtenir une coopération effi-cace de la part des grands établissements que cette ques-tion intéresse ; ils se prêteraient volontiers à l’exécutiondans leurs ateliers, de l’une ou de l’autre des piècesles plus essentielles.
C’est par une semblable souscription d’efforts qu’onarriverait à produire des chefs-d’œuvre de mécani-que, comme on parvient à édifier des monuments pardes souscriptions pécuniaires.
Il y aurait une ample moisson de gloire et de profitspour la Belgique industrielle à devancer les autres peu-ples dans la réalisation de cette grande idée d’une Sociétéexpérimentale des inventions nouvelles, société si sou-
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