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duil une détonation quelquefois aussi forte que celled’un coup de pistolet, si la quantité d’eau est un peuconsidérable.
Souvent les forgerons qui refoulent une pièce de ferrougie à blanc s’amusent à mettre de l’eau sur leur bloc,et produisent une telle détonation en frappant dessus,qu’ils effrayent les curieux ou les nouveaux venus qui neconnaissent pas encore cet effet.
Perkins a démontré à l’évidence que de l’eau renfer-mée dans un cylindre rougi à blanc n’en touche aucu-nement les parois, et reste séparée du métal par unecouche de calorique rayonnant qui la tient à distance.
Il a fait voir qu’en retirant une cheville de fer d’untrou qui traverse les parois d’un cylindre rempli d’eauet rougi, il n’en sortait pas un atome de vapeur : d’où ilconcluait que le calorique est un corps concret qui fer-mait le trou et empêchait la sortie de la vapeur, laquellene commençait à siffler que du moment où son cylindrese refroidissait et devenait noir ; il présentait alors à cejet de vapeur un morceau de houille, qui s’enflammait àplusieurs pouces de distance.
Cela bien compris, on sentira que les choses doiventse passer de même dans une chaudière dont les flancssont rougis et où l’on fait monter le niveau d'eau lente-ment, graduellement et sans secousse, comme cela sepasse dans les chaudières fixes, où chaque coup de lapompe alimentaire ne fait pas pénétrer plus d’un litred’eau, ce qui n’élève qu’imperceptiblement le niveau.
La production de la vapeur ne peut donc point êtresubite, ni foudroyante en ce cas-là; mais elle est pro-gressive, régulière, et telle qu’on la désire dans un bontravail. Pour qu’il y eût explosion, il faudrait que la