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Tome premier.
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achèverait de se vider tout entière, si on la laissait aller ;chose que l’on devrait toujours faire, s’il était possible;on éviterait, certainement, par là l’explosion. Mais il n’enest pas ainsi ; on se hâte, au contraire, de laisser retom-ber rapidement la soupape qu’on avait soulevée pouressai, dès l’instant où l’on voit l’eau s’élancer, c’est-à-dire au moment où la trombe conique est formée et oùtoute l’eau de la chaudière s’est gonflée en montagneliquide vers la soupape ouverte.

On conçoit aisément ce qui doit arriver quand la sou-pape retombe ou qu’on interrompt la vapeur de sor-tie. La masse liquide s’affaisse soudain sur elle-même,et ses ondes refoulées s’en vont battre avec force lesflancs rougis de la chaudière : voilà l’instant du dangerréel ; ces flots couvrant de tous côtés et simultanémentles parois incandescentes, il se fait une véritable déto-nation de vapeur, analogue à celle causée par l’écrase-ment de la goutte d’eau sur un fer rouge. Pour empê-cher cette ascension ébullitionnelle, il suffirait de réduirede beaucoup la surface des soupapes, en les multipliantsur plusieurs [joints de la chaudière. Il serait mêmetrès-nécessaire de multiplier également les prises de va-peur en les réduisant à de petits trous forés sur le dosdes chaudières à vapeur et débouchant toutes dans unmême tuyau. Jamais il n’y aurait d’eau entraînée dansles cylindres, et les réservoirs de vapeur deviendraientinutiles, dans les locomotives surtout, où ce défaut sefait vivement sentir.

Si la prise de vapeur est trop large, toute l’eau s’é-lève en flot vers ce point de sortie; mais elle retombe aumême instant par l’intermittence de la glissière de dis-tribution.

RAPPORT. 1.

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