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Tome premier.
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Les chemins de fer sont cependant dans leur enfance;depuis dix ans on n’y a presque rien amélioré. N’est-ilpas ridicule d’avoir des locomotives de 12 tonneaux ,quand les waggons n’en portent que 3 ? C’est donc pourla locomotive seule qu’il faut donner aux rails quatrefois plus de force qu’il n’en faudrait en réalité.

Nous ne regarderons la locomotive comme parfaitequ’alors qu’elle ne pèsera pas plus de trois tonneaux ;l’idée qu’elle a besoin d’un poids énorme pour gripperau rail, n’est fondée que jusqu’à un certain point.

Une locomotive quelconque est capable de traîner40 fois son propre poids, par le fait seul de son adhé-rence; or, ne pesât-elle que 3 tonneaux, elle en traîne-rait encore 120, charge énorme qu’on n’attelle jamaisaux plus fortes machines.

La dépense journalière des locomotives et les frais deréparation ont tellement effrayé les Anglais , qu’ils sesont mis à la recherche d’un autre moyen de traction etn’épargnent rien pour y parvenir : les propositions lesmoins probables trouvent de l’argent et des encourage-ments; on en a déjà beaucoup dépensé pour les cheminspneumatiques de Pinkus et de Clegg, qui n’offrent pres-que aucune chance de succès.

Notre avis est qu’on reviendra aux machines station-naires qui avaient été proposées, dans l’origine, pourdesservir le chemin de Liverpool à Manchester, et quel'on emploie sur les plans inclinés.

Ces machines de 40 à 50 chevaux, échelonnées de'lieue en lieue, mettant en mouvement des cordes sansfin, soutenues par des poulies posées de cinq en cinqmètres, constitueraient un système de traction très-ra-tionnel et très-praticable.