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Tome premier.
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bon, et si l’on en a fait usage quelquefois dans les tra-vaux de terrassement, on s’est toujours servi de char-bons gras dont la fumée encombrait les conduitstubulaires et se répandait en nuages épais sur les wag-gons; de là l’incrustation plus profonde du préjugé quiveut qu’on brûle du coke sur les chemins de fer.

Nos locomotives sont comme les chevaux des princesjaponais, qu’on nourrit avec des ananas et qui digére-raient parfaitement du foin et de la paille.

Nous répondrons à ceux que la peur du soufre pour-rait inquiéter : Allez visiter les intestins de l’Éléphant,qu’on n’a nourri que de houille pendant plus d’un anqu’il fut employé à charrier des terres, et vous les trou-verez en aussi bon état que ceux des locomotives que lacommission médicale du chemin de fer entretient au ré-gime aristocratique du coke épuré.

Il est d’ailleurs un moyen sûr d’empêcher l’action dusoufre sur l’intérieur des cent tubes du steam-horse, c’estde tremper le tampon dont on se sert pour les nettoyer,dans un lait de chaux vive, et de les en enduire. Le sou-fre s’unira à la chaux pour former un sulfate et n’atta-quera jamais le laiton ; une pareille opération, répétéechaque jour, n’entraine aucun embarras et pas pourdeux sous de dépense.

Mais l’horreur des essais est si grande qu’on ne vou-drait pas risquer mille francs pour gagner un million,qui ne profiterait pas aux essayeurs -, voilà pourquoiM. Charles Dupin a trouvé tous les ateliers du gouver-nement anglais en retard des ateliers particuliers.

L’habitude rend tous les jours l’ornière un peu plusprofonde et l’on ne peut plus en sortir sans risquer derompre les roues.