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des explosions, nous pensons donc que eelui que nousvenons de décrire, atteint le but qu’on s’est proposé ;qu’on l’a rendu pratique en permettant de remettrel’appareil en état, lorsqu’un accident, très-rare du resteen lui-même, aura été produit par la négligence duchauffeur. Cette négligence est, au surplus, d’autantmoins possible pour la nouvelle chaudière, qu'elle porteun mécanisme ingénieux, nouveau à plusieurs égards,de la classe de ceux que l’on a nommés avertisseurs,parce qu’ils avertissent de l’abaissement de l’eau dans lachaudière.
Le mécanisme dont nous parlons est un flotteur qui,par l’intermédiaire d’une tringle, donne passage à la va-peur avec sifflement, dès que le niveau de l’eau, en des-cendant, atteint une certaine limite. Jusqu’ici les appa-reils analogues étaient tout d’une pièce; il vaut mieuxrendre le flotteur indépendant, pour de petites dénive-lations, de la soupape qu’il doit ouvrir.
Il nous reste à parler de la manière dont l'appareilfonctionne régulièrement.
Une preuve manifeste de la rapidité avec laquelle ledouble courant d’eau froide et d’eau échauffée circuledans les bouilleurs, c’est la conservation de la soudureautour de la calotte de cuivre plongée dans le feu.
La vaporisation ne se fait pas d’une manière tumul-tueuse; car l’eau, dans un tube indicateur en dehors dela chaudière, n’éprouve que de petites oscillations.
Reste donc à considérer le produit même de l’appa-reil, la quantité de vapeur développée.
L’expérience que nous avons faite pour déterminerce produit a duré environ six heures. Le feu avait étéallumé trois heures et demie avant le commencement de-