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produire la circulation de l’eau par la différence destempératures ; elle n’occupe pas le quart de la place né-cessaire aux autres; ses tubes sont rivés et ne s’éloignentpas dii travail de la chaudronnerie ordinaire.
Qu’on ne s’étonne pas de nous voir, pour ainsi dire,décrire M. le baron Séguier comme la chose la plusremarquable et la mieux organisée de l’exposition :il nous pardonnera la comparaison ; mais nous n’entrouvons pas de meilleure que de l’appeler le futurpivot de l’industrie française. Sa haute position socialelui donne déjà le moyen de faire beaucoup de bien; maisnous voudrions le voir à la tête d’un vaste conserva-toire, avec un million à dépenser en essais et en per-fectionnements : nous sommes persuadé qu’il le re-vaudrait au centuple à la France ; nous disons plus, c’estqu’un pareil homme préposé à la direction suprême dumouvement industriel, placerait la France , avantdix ans, au-dessus de toutes ses rivales en industrie.
L’entraînement invincible du baron Séguier vers leschoses de l’industrie, nous a rappelé involontairement lemot d’un écrivain fataliste : L’époque enfante toujours leshommes dont elle a besoin; quand les Mirabeau et les Na-poléon sont nécessaires, il surgit des Mirabeau et des Na-poléon . La seule difficulté pour ces hommes d’exceptionest de se faire reconnaître des leurs; il en est plus d’un,sans doute, auquel on pourrait appliquer ces paroles del’Évangile : Venit inter eos, et sui eum non receperunt. Cetinconvénent n’est plus à craindre pour l’homme dontnous parlons; il est déjà si bien connu des siens, ques’il était reçu de procéder par élection au choix d’un chefde l’industrie, les savants pratiques comme les théori-ciens, les inventeurs comme les manufacturiers, tout