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Tome premier.
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le baron Séguier n’a ni la morgue, ni la vanité, ni le tondédaigneux qui forment l’apanage des nullités intellec-tuelles. C’est un hommage à rendre à tous les vraissavants français , mais particulièrement au baron Sé-guier.

Les salons du faubourg Saint-Germain se plaignent dene pas le posséder souvent. « On vous voit toujoursavec des serruriers, lui disait un jour un noble vicomte ;quel plaisir pouvez-vous trouver avec ces mains noi-res? Je crois, Dieu me pardonne, que vous travail-lez. » Le vicomte avait raison, le baron travaille, et lesserruriers même assurent qu’il travaille admirablementbien.

Nous avons vu une machine à vapeur faite de ses mainset dont chaque organe porte une amélioration de son in-vention ; rien n’est plus simple et plus économique quesa chaudière à ventilateur; c’està peine si elle use2 kilog.de houille par force de cheval, et comme elle n’a nihaute cheminée, ni bruit, ni fumée, les voisins ne sedoutent même pas de son existence et n’ont pas réclaméle bénéfice du commodo.

M. Séguier est inventeur de la chaudière la plus ra-tionnelle, la plus sûre et la mieux conçue que nous ayonsjamais vue; comme il n’est breveté qu’en France , lesAnglais et les Allemands ont commencé à l’importer,et nous engageons les Belges à faire de même. C’est unechaudière-foyer, composée de tubes de six pouces, aumilieu desquels se brûle le charbon ; ces tubes sont sibien agencés et s’ouvrent si facilement pour le net-toyage, qu’on ne comprend pas comment cette magnifi-que conception n’est pas déjà répandue par toute l’Eu-rope : c’est la première chaudière où l’on ait songé à