Band 
Tome premier.
Seite
95
JPEG-Download
 

95 —

graviraient aisément avec leurs locomotives et un assezgrand convoi le plan incliné de Liège, auquel on vadonner des machines fixes.

Voici en quoi consiste ce perfectionnement impor-tant :

Rendre le fonder solidaire du locomoteur avec lequelil ne fait plus qu’un, et laisser porter tout le poids de lachaudière sur deux roues moins élevées que les rouesactuelles, avec une manivelle un peu plus grande, s’il estnécessaire.

Tout ingénieur concevra de suite combien un pareilarrangement mécanique doit donner d’aisance pourgravir les pentes. II n’est plus à craindre que les rouesglissent et tournent folles quand elles sont chargées cha-cune d’un poids de six tonneaux, au lieu de deux queportent les roues des locomotives actuelles. La résistanceest en outre grandement atténuée par la diminution durayon des roues travaillantes, et surtout par l’allonge-ment des manivelles, lequel nécessitera évidemmentcelui des cylindres.

Une semblable locomotive n’aurait pas cette vitessede translation qui a porté M. Brunei à faire des rouesde sept pieds, mais elle serait excellente pour les con-vois de marchandises, et pour l’ascension des plans in-clinés. Une ou deux locomotives de ce genre suffiraientau service de la station d’Ans.

Un autre perfectionnement dont il nous reste à parlervient d’être adopté en Angleterre : c’est d’enlever laconicité du rebord des roues et de faire ce rebord par-faitement cylindrique.

On a de la sorte détruit le mouvement de lacet, c’est-à-dire ce balancement désagréable de droite et de gauche