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Nous avons soumis le tout à la commission instituéepour juger les inventions relatives aux chemins de fer;le jour où elle se rassemblait pour examiner notre dé-couverte et faire son rapport, ladite commission a trouvésur sa table, l’arrêté qui prononçait sa dissolution.
Accoutumé à ces sortes de désappointements, celui-cine nous a pas surpris, mais comme nous n’avons pu êtreédifié sur les défauts que pourrait présenter notre sys-tème, nous persistons à croire qu’il est préférable àl’ancien et qu’il finira par lui être substitué.
Nos chevilles, au lieu d’être posées parallèlement auxrails, les traversent d’outre en outre, y compris lescoussinets, et par un artifice très-aisé à comprendre età exécuter, la clavette porte en dessus et dans son mi-lieu sur le métal du coussinet, et en dessous sur les par-ties inférieures des deux joues du rail qu’elles forcent àadhérer au coussinet.
De cette manière les abouts des rails ne pouvant sesoulever par l’élasticité, les cahots seraient complète-ment annulés. Notre rail se fabriquerait par quatrepasses de laminoir, tandis que les rails à champignonen exigent le double ; le fer serait mieux récroui ayantmoins d’épaisseur ; l’élasticité latérale serait moindre etles coussinets ne se fendraient pas.
Nous avons entendu objecter que la dilatation sur lalongueur serait impossible. Notre réponse est que nousy avons pensé, que nous y avons pourvu et que les in-génieurs n’ont qu’à se donner la peine d’y regarder.
Ces courtes explications suffiront pour donner uneidée de notre système que nous ne consignons ici quecomme prise de date.
RAPPORT. I.
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