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animale qui amène les poils à un état de plasticité qui lesforce de s’agglutiner entre eux pour ne faire qu’un seultout; la preuve en est que si l’on continue l’opérationdu ramollissement, toute la masse du feutre présenteune espèce de cuir, dont la section offre les mêmes ap-parences que celle d’une peau tannée.
Il est même des savants qui pensent que le cuir n’estque le produit du feutrage des racines du poil qui setrouvent à l’état plastique, avant que leurs tubes isolésaient été durcis par les influences de l’air et de la lu-mière. Le gazon des prairies serait aussi une sorte defeutrage des racines herbacées.
La matière de la soie, qui se trouve à l’état gluantdans le ver et se durcit à l’air, offre un exemple de cesdeux états différents de la substance animale. Ce quidonne quelque vraisemblance à nos hypothèses, c’estque l’analyse a prouvé que les poils , la corne et l’épi-derme offrent une constitution chimique identique.On sait d’ailleurs que les substances cornées se ramollis-sent considérablement sous l’action de la vapeur, et seprêtent à toutes les formes en reprenant, après, leur du-reté primitive.
La laine et les poils d’animaux pourraient, sans aucundoute, suivre les mêmes phases que la corne.
Il serait de la plus haute importanced’éelaircir ce pointpar des expériences. Si le gouvernement avait un bonchimiste à son service, on le chargerait de rechercherles agents propres à ramener la laine à cet état aggluti-natif dont nous parlons.
Il est probable que l’action de ces agents serait suc-cessive sur les poils à partir de la racine vers l’extrémité,qui par sa plus ancienne exposition à l’air , est devenue