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Tome premier.
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les inventeurs, ils les honorent, les associent et les atta-chent à leurs fabriques.

En France et en Belgique , on économise les gens decette espèce et on les écarte avec soin, car ils font desessais, et cela coûte.

Un homme de talent et de ressources intellectuellesest donc la dernière personne que l’on songe à mettreà la tête d’une manufacture, et, malgré cela, ces manu-factures se ruinent les unes après les autres. C’est fortsingulier !

La filature de Marshall , si colossale qu’elle soit, luisemble encore trop petite, car il travaille à la doubler ;elle n’est cependant plus la seule, il s’en est établi depresque aussi vastes à Preston, à Dundée, à Aberdeen , àBelfast, et à Leeds même.

B est facile de voir que ces manufactures produisentbeaucoup plus de lin filé que l’Angleterre n’en peut con-sommer ; aussi se disputent-elles le beau débouché de laFrance , qui leur est ouvert à 4 p. c. de la valeur, termemoyen.

Voici l’extrait des tableaux officiels publiés par l’ad-ministration des douanes ; il mérite une sérieuse atten-tion :