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pressentent, l’occasion de restituer ce que nous enavons pu prendre.
Nous nous rappelons un individu qui avait cru fairemerveille en hachant le lin et en le réduisant en cotonpour le filer, et qui, pour sa belle trouvaille, réclamaitle million promis; c’était ôter au lin sa principale qualité,sa force.
Nous avons dit qu’un immense désappointement avaitatteint les importateurs de la filature anglaise en France ,dont les principaux sont : MM. Scrive, de Lille ; Malo etDixon, de Dunkerque; FerayetC e , d’Essonne ; Lahérardet C% de Frévent, qui ne purent commencer à travaillerqu’en 1856 et sur une échelle excessivement restreinte,vu la difficulté qu’il y a de se procurer des contre-maî-tres et des ouvriers anglais , lesquels ne se déterminentà quitter leur pays qu’avec des engagements très-oné-reux.
On serait tenté de prendre la spéculation de ces in-dustriels, plutôt pour un téméraire effort de patriotismeque pour un calcul de négociant sage et éclairé. Car ilfaut d’immenses capitaux pour entrer en lutte avec lacolossale maison Marshall, de Leeds, qui file l’effrayantequantité de dix-huit mille livres de lin par jour, quandles plus grands (dateurs de la France peuvent à grand-peine arriver à cinq ou six cents.
Si les Anglais avaient la bonté de s’arrêter pendantunevingtaine d’années, il n’y a pas de doute que le continentne finisse par les atteindre et même par les surpasser;mais les impitoyables insulaires font dix pas en avant,pendant que nous en faisons deux à leur poursuite ; ilsn’ont qu’à faire sonner des guinées pour qu’il sorte deterre des ouvriers et des machines, el puis ils payent