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Tome premier.
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souvenir de tous les auteurs de choses futiles, et il n’ya peut-être pas un nom de romancier, de chanteur oude danseur, qui se soit égaré.

Chacun sait que le papyrus des Egyptiens se compo-sait de la seconde écorce du roseau cyprès que l’on pla-çait en bandes d’un ou deux pouces de large, les unesà côté des autres, et que l’on contre-croisait par d’au-tres bandes. Le tout se mettait sous presse et formaitpar adhérence, des feuilles de papier, comme on en voitencore des échantillons au musée du Louvre ; cela res-semble assez à une natte de vieux paillassons et n’apas de blancheur.

Il est plus que probable que le vrai papier de pâteest d’invention chinoise. Nous avons beaucoup connu unbrave homme, nommé Breton , qui est resté vingt-troisans en Chine , où il était allé en qualité de majordomede l’ambassadeur hollandais Van Braemt. Il avait mêmeépousé une Chinoise qu’il a ramenée en Belgique avecses enfants (1). Comme il était illettré, il n’a rien écritsur son séjour à Pékin, à Nankin et à Canton; mais nousavons eu soin de recueillir, dans de fréquents entre-tiens, tout ce qu’il avait appris de l’industrie et desmœurs de cette nation trois fois plus nombreuse quetoutes celles de l’Europe réunies. Ces détails seront d’au-tant mieux accueillis que nous obtiendrons désormaisbien difficilement des nouvelles de l’industrie chinoise,

(1) Cette malheureuse famille végète dans la plus profonde mi-sère aux environs de Ghislenghien. Son chef regrettait d’avoirquitté les Chinois dont il nous vantait les mœurs simples, douceset droites. « Je ne suis plus assez malin, disait-il, pour vivreparmi mes compatriotes; ils ont trop fait de progrès en égoïsmependant mon absence. »