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Tome premier.
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par suite des édits sévères que les marchands d’opiumont attirés sur les barbares d’Occident .

Voici ce qu’il nous a conté de leurs fabriques de pa-pier, dans lesquelles il est souvent entré. Le capital detaëls, nécessaire pour monter une fabrique de papier enChine , n’est pas considérable, à en juger par l’outillagequi ne se compose que de quelques chaudières en fonte,de quelques bacs en bois, d’une sorte d’étuve couverteen stuc, de plusieurs claies en bambou, et de formeségalement construites en petites lattes de bambou, très-habilement réunies. Voici leur mode d’opérer pour pro-duire le papier de Chine dont nous nous servons pourl’impression des gravures, papier qui vient seulementd’être inventé en France .

Les bottes de mûrier à papier, composées de brins dela grosseur d’une plume et dégarnies de leurs feuilles,sont plongées dans une chaudière d’eau bouillante. L’in-stant de les retirer est indiqué par le retrait de l’extré-mité inférieure de l’écorce, mettant à nu fenviron unpouce de ligneux.

On ôte ces gerbes des chaudières, et on les étale surune claie où elles sont battues à coups de bambou (carle bambou sert à tout), jusqu’à ce que la fibre s’en dé-tache avec l’écorce et donne une espèce de lin que lesfemmes peignent à la main pour le purger de touteécorce. Cette filasse soyeuse est jetée dans une espècede mortier en pierre, dont l’ouverture est à fleur dusol ; le pilon de ce mortier est une poutre en bois dur,dressée perpendiculairement au milieu du mortier etretenue par un châssis en forts bambous, placé à hau-teur d’homme. Des ouvriers soulèvent cette poutre avecdes leviers sur lesquels ils dansent assis ou debout, al-