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ques. Los dessins les plus beaux et les mieux finis nerendaient sur ce papier coriace que la moitié de la va-leur des teintes; les §00 vues du Voyage pittoresque,les 200 planches de la Vie de Napoléon, seraient ma-gnifiques sur le papier égal et spongieux des fabriquesd’Essonne ou des Vosges .
Après avoir souffert pour plus de trois cent millefrancs de martyre avec les papetiers belges et hollandais,nous primes la résolution de pétitionner auprès du roiGuillaume pour obtenir l’entrée en franchise des papiersde France . Notre demande était fondée sur l’impossibi-lité où nous étions de nous procurer les sortes nécessairesà la lithographie, auprès de nos fabricants nationaux.Le roi les fit tous appeler et leur demanda pourquoi ilsne fabriquaient point les espèces dont nous avions sigrand besoin. Ils répondirent qu’ils s’efforceraient d’vparvenir si on pouvait leur donner des instructions surles qualités exigées pour ces papiers. Le roi les renvoyaprès de nous pour obtenir ces renseignements; nousleur donnâmes des échantillons français , en leur faisantobserver que la pâte devait être moulue pendant untemps plus long que celui qu’ils y employaient, que lepapier devait offrir une teinte égale, être sans nœuds etsans différence d’épaisseur quand on le regardait contrele jour ; qu’il devait être sans colle, sans tache, sansalun, et qu’une goutte d’eau jetée dessus devait pro-duire un léger mamelon en faisant soulever la pâte.
Munis de ces instructions, les principaux fabricantsse mirent à la besogne, et nous leur devons la justicede dire que la plupart des envois qu’ils nous firent aprèsleurs essais, offraient des améliorations notables; quel-ques-uns continuèrent à avancer dans la bonne voie,