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Tome premier.
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mais d’autres ne firent pas un mouvement en avant; ilen est même qui firent quelques pas en arrière.

Pendant ce temps les Français allaient toujours demieux en mieux, et l’on peut dire qu’ils ne sont pasloin de la perfection aujourd’hui ; mais c’est encore surdu papier français qu’on est forcé d’imprimer tous lesouvrages de luxe qui s’exécutent en Belgique : choseétonnante, c’est que le papier français , malgré le portet les droits dont il est frappé, est encore à meilleurmarché en Belgique que le papier national : la France en exporte encore pour cinq à six millions.

On divise le papier en deux catégories : le papier fa-briqué à la cuve et le papier mécanique. La cuve four-nit les papiers vergés et vélins, collés ou non collés. Lafabrication de ces papiers est très-avancée en France , àAngoulème, à Annonay, à Rives, à Saint-Omer , en Au-vergne et dans les Vosges .

Le papier vélin a été inventé par le père de Montgol-fier, l’inventeur des ballons. La fabrication du papier àla mécanique a produit une révolution dans la papete-rie. Voici comment on est arrivé à cette belle décou-verte. Pour triturer la pâte, on s’est longtemps servi demaillets. Ce procédé était trop long. Vers le milieu dusiècle dernier, Pierre Montgollier importa les procédéshollandais pour le broyage des chiffons. Au moyen decylindres garnis de lames d’airain, tournant avec vélo-cité sur une platine en bronze, dont la surface supé-rieure se trouve dentée un peu obliquement, la pâte,par suite du mouvement du cylindre, tourne continuel-lement dans un cuvier oblong que l’on nomme pile, et,par le mouvement d’attraction, elle revient sans cessese broyer entre le cylindre et la platine. C’était une