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Tome premier.
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Le l'ait est que la ehiffonnerie est si Lieu régulariséeaujourd’hui, que les prix ne varient guère : la demandeamène toujours l’abondance qui n’occasionne qu’unmouvement rétrograde de peu de durée. C’est une sortede marée dont le flux et le reflux sont fort peu sensi-bles, surtout depuis que les vieux câbles sont venuss’adjoindre aux chiffons. Ces vieux cordages sont dé-pouillés du goudron par l’ébullition, puis décordés, piléset blanchis, par l’admirable invention de Chaptal quis’applique à toutes les matières végétales, non toutefoissans en altérer un peu la fibre. Malheureusement beau-coup de fabricants négligent de laver le chiffon blanchiau chlore avec assez de soin, pour que tout cet acidesoit neutralisé. Il s’ensuit que ce papier ne tarde pasà tomber en deliquium. Il est vrai que le lavage prolongéemporte toujours les parties les plus ténues de la pâte,ce qui est une perte réelle pour eux ; mais la perte deleur réputation est encore plus à redouter.

Le mode de blanchir le chiffon dans des coffres estvicieux, en ce que la pâte supérieure est trop attaquéepar le chlore gazeux. Nous proposons de placer la pâtedans de longs cylindres qui recevraient un mouvementde rotation, pour mettre plus uniformément la pâte encontact avec le chlore.

Du reste, nous indiquerons aux consommateurs unmoyen de reconnaître si le lavage de la pâte a été bienfait : c’est de verser sur le papier une goutte de teinturede tournesol. Si la teinture vire au rouge, le papier con-tient encore du chlore.

Comme k fraude s’introduit partout, on en est arrivéâ mettre du plâtre dans le papier, tant pour en augmen-ler la blancheur que le poids. Nous en avons pâti pen-