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connus; niais Al. Biericks-Dumortier, fabricant de pa-pier à Gand , auquel nous avons procuré l’entrée decette fabrique, a dû profiter avec avidité de beaucoupd’autres détails dont nous n’avons pu, sans doute, saisirtoute l’importance aussi bien qu’un homme du métier.Nous supposons qu’il voudra bien en faire part à ses confrères, auxquels nous recommandons les papiers decette usine comme d’excellents modèles à imiter ; il estvrai que cet établissement, qui a possédé la premièremachine à papier continu, jouit d’un avantage réel surses rivaux, par son voisinage de la capitale, où il entre-tient des agents pour découvrir les sortes de papier quimanquent sur la place de Paris . Au premier avis expé-dié à la fabrique, on se met à combler les lacunes, et,deux ou trois jours après, les vides sont remplis danstous les magasins.
Les fabriques des Vosges et de l’Auvergne ont bienaussi leurs agents, mais l’éloignement ne leur permetpas d’opérer aussitôt que ceux d’Essonne , et d'ordinaireelles trouvent la place prise. Voilà ce qui s’appelle du sa-voir-faire légal en industrie ; mais n’est-il pas pénible dedire que nos fabricants, qui possèdent les plus finschiffons de lin, nous laissent encore dans la nécessitéde tirer du papier de France pour la somme de 300,000?
La consommation de la matière première est énormeà Essonne , et comme nous demandions au directeur s’ilne craignait pas d’en manquer quelquefois, il nous ré-pondit que non, attendu qu’il avait 900,000 ouvriers àParis occupés jour et nuit à lui fabriquer de vieuxchiffons, sans compter trente-trois autres millions deFrançais qui s’v appliquent avec non moins d’acti-vité.