Chaque fabricant possède quelque spécialité dans safabrication.
Montgolfier, qui produit un million de kilog. de papierpar an, est en possession de faire le papier à calquertranslucide et les cartons à satiner.
La société d’Écharcon, qui fabrique 600,000 kilog., faitdu papier de varech et du papier de bois.
Blanchet, de Rive, a le monopole du papier de registre.
Griffon, près de Saint-Orner, fabrique le papier àdessiner et à laver les plans.
Breton frères, à Pont-de-Caix, fabrique de beau pa-pier de Chine .
Tavernier, de Prouzel, fabrique le papier noir pourenvelopper les tissus blancs et légers.
Cardon, à Buget, fabrique avec de vieux câbles dupapier goudronné, pour le doublage des navires et l’em-ballage de la quincaillerie, que ce papier préserve de larouille jusqu’à un certain point.
M. May, de Paris , fabrique du papier de bananier,très-blanc et très-tenace.
Hérigoyen, de la Ilaute-Vienne, fabrique 500,000 kilog.de papier de paille de seigle, de couleur naturelle, maispour emballage seulement.
Nous ne pouvons que faire l’éloge des papiers diversde M. Lacroix et de Durandeau d’Angoulême .
La grande blancheur du papier constitue un de sesprincipaux mérites ; mais on ne l’obtient qu’aux dépensde sa solidité. C’est une affaire de mode dont on revien-dra, car cette blancheur éblouissante fatigue les yeux etn’est pas dans la nature.
Déjà Ch. Nodier a fait fabriquer, pour ses ouvrages,un papier dont la teinte nankinée se rapproche de celle