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des Elzevirs et des livres chinois . Les Allemands aussiimpriment sur du papier non blanchi, qui présente letriple avantage d’être moins cher, plus solide, et de nepas affecter les yeux. Nos abonnés ne se doutent seule-ment pas que c’est dans l’intérêt de leur vue que nousfaisons donner au papier de nos journaux une teintebleuâtrequi en augmente le prix. Mieux vaudrait, commel’Écho du Luxembourg , leur donner du papier bis, quin’aurait subi aucune préparation de blanchiment. Maisle caprice de la mode nous a fait outre-passer le but,quand il présentait le mérite de la difficulté vaincue ; leblanc étant devenu aujourd’hui la grosse lettre de la pa-peterie, espérons qu’on reviendra sur ses pas, et que,sous peu d’années, en rétrogradant un peu, nous arrive-rons à la perfection de nos pères.
Nous avons vu à l’exposition une machine à couperles chiffons fort ingénieuse en apparence. Elle se com-pose de deux cylindres, semblables à ceux qui serventà refendre le fer; ce sont des cisailles circulaires quis’engrènent d’environ un centimètre. Elles sont garniesde pointes de fer qui entraînent le chiffon et le dévorentrapidement. Mais il paraît que cet appareil ne donnepas le résultat qu’on en espérait, puisque l’on continue àEssonne à faire couper les chiffons par des femmes, bienque l’établissement en question possède une de ces ma-chinés, dont le défaut est apparemment de ne pouvoirtrier les chiffons ; de sorte que, malgré le résultat qu’onen obtiendrait, les ouvrières devraient toujours êtreemployées à cette besogne : elles ont donc tout aus-sitôt fait de les passer sur les couteaux plantés devanlelles, et de les réduire en pièces grandes comme la main,avant de les jeter dans les piles; tant il est vrai que les