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Tome premier.
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gique, des joujoux, des perles fausses, des lorgnelles,des agrafes, des bonbonnières, des breloques, du clin-quant, des cuirs à repasser, des manches de fouet, descannes, des cravaches, des mèches à quinquel, des painsà cacheter, des tire-bouchons et des briquets? Pour-quoi n’avons-nous pas, nous qui livrons 12 millions dekilog. de zinc à la France , l’habileté de façonner ces sur-touts de table, ces plateaux, ces porte-carafes, estam-pés, peints et vernissés? Faisons-nous seulement deséteignoirs, des verres de montre et des plumes de fer?Savons-nous emboutir la tôle et repousser les métaux?Travaille-t-on chez nous les cordes à boyaux et les au-tres débris d’animaux? On ignore, pour ainsi dire, s’ilexiste en Belgique des fabriques de crayons, d’épinglesou d’aiguilles à coudre ou à tricoter. Mais on sait quenous achetons de toutes ces choses à l’étranger pour lasomme de deux millions et demi, et pour sept millionsde cuirs et de peaux, travaillés par nos voisins sousfoutes les formes.

Ne dussions-nous rien exporter de tout cela, la con-sommation intérieure nous serait acquise; nos ouvriersy trouveraient de l’emploi, et nos matières premièresaussi. Nous le répétons, les pays qui nous livrent toutesces choses ne sont pas plus favorisés, et ils le sont sou-vent beaucoup moins que nous par la position géogra-phique, le bas prix du combustible et la facilité descommunications. Certes, nos magasins sont brillants,leurs vitrines bien garnies; on trouve de tout en Belgi-que , mais on n’y fait presque rien.

Que nous tirions de l’étranger du vin, des huilesd’olive et de faine, des oranges, des citrons et des den-rées coloniales, rien de mieux; mais nous devrions avoir

RAPPORT. 1.

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