l'amour-propre de ne rien en importer de tout eeque nouspouvons faire à aussi bon marché que nos fournisseurs.Somme toute, l’économie politique industrielle doit serésumer pour nous en deux mots : Gagnons la main-d’œuvre.
On nous pardonnera de nous être laissé entraîner, àpropos de papier, dans un plan de révolution complètede notre manière de faire en industrie. Nous taire surl’état déplorable où nous la trouvons, après avoir vucelle de l’étranger si variée et si prospère, serait man-quer le but de notre mission.
Garderie silencesurles moyens qui nous semblent pro-pres à la raviver serait un crime; et d’ailleurs nous nevenonsque constater l’accomplissement de la prédictionque nous avons faite depuis plusieurs années et quevoici : « C’est une erreur de croire que les industries» nouvelles viennent d’elles-mêmes s’établir dans un» petit pays; cinq cents brevets ont été refusés, cinq» cents inventions repoussées; pas une ne s’établira» parmi nous sans la protection d’un brevet, garantis-» sant tant bien que mal, à l’importateur, le rembour-» sernent de ses premiers frais d’établissement, avant» qu’un concurrent plus puissant parvienne à l’écraser.»
Cette sinistre prédiction ne s’est que trop réalisée : ilest donc urgent d’entrer dans un système diamétrale-ment opposé, si nous ne voulons pas que nos voisinsnous traitent de fanfarons d’industrie, comme ils n’vparaissent que trop enclins.
Voici, à ce sujet, ce que nous lisons dans le Moniteurofficiel de France , à propos des machines à papier deM. Chapelle:
«Sur dix machines fournies par l’étranger, cinq appar-