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Tome premier.
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Après avoir fini de poser cette cuve (qui est supportéepar un fourneau en maçonnerie), on commence à chauf-fer : au bout de huit jours (et de huit nuits), on éteintle feu.

Le lendemain on découvre la cuve supérieure, on enretire les filaments de bambou, et on les met dans unbassin rempli d’une eau pure pour les laver et les net-loyer.

Le fond et les parois des quatre faces internes du bas-sin , doivent être garnis de planches de bois parfaite-ment ajustées ensemble, et dont les interstices sont bou-chés avec le plus grand soin, pour empêcher que de laterre molle ne se mêle à l’eau, et ne la salisse.

(On ne prend point cette précaution pour le papier leplus commun.)

Après avoir bien lavé les filaments de bambou, on lespasse dans une lessive de cendres de bois, et on les remetdans une chaudière ; on les recouvre d’une couche decendres de paille de riz, d’un pouce d’épaisseur.

Quand l’eau de la cuve est en ébullition, on les retire,puis, les mettant dans une autre cuve, on les fait trem-per de nouveau dans une lessive de cendres.

Dès que l’eau de la cuve est refroidie, on la fait chauf-fer jusqu’à l’ébullition, on en sort les filaments debambou qu’on y avait mis, et on les arrose de nouveauavec une lessive de cendres. On continue les mêmes pro-cédés pendant dix jours.

Alors, les filaments commencent à répandre une mau-vaise odeur et à se pourrir. On les retire et on les metdans de larges mortiers, pour les piler (dans le pays demontagnes, on a toujours des pilons qui sont mus parla force de l'eau). Quand on les a pilés de manière qu'ils