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Tome premier.
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forment une sorte de bouillie, on la verse dans une augeen bois. Cette auge doit être proportionné# à la forme,et la forme à la grandeur qu’on veut donner au papier ;quand la pâte de bambou est faite, l’eau pure qui estdaus l’intérieur de la cuve, flotte à deux ou trois poucesau-dessus de la pâte ; alors on jette dans la cuve unesubstance liquide appellée tchi-yo (littéralement droguedu papier), dès ce moment l’eau se tarit, et la pâte de-vient parfaitement pure et blanche.

Pour faire les formes destinées à lever les feuilles depapier, on se sert de filaments de bambou, que l’on ra-tisse avec soin pour les rendre minces comme des fils desoie, et l’on en fait une espèce de tissu ; ce tissu semonte sur un cadre de bois muni de barres légères quile traversent en long et en large.

L’ouvrier prend la forme des deux mains, l’introduitdans l’eau et enlève la pâte de bambou. Il dépendde lui, s’il sait donner le tour de main convenable, defaire entrer dans la forme la quantité de pâte nécessairepour obtenir un papier mince ou épais. A moment où lapâte liquide flotte à la surface de la forme, l’eau s’écoulepar les quatre côtés du châssis et retombe dans la cuve.L’ouvrier retourne la forme et fait tomber la feuille depapier sur une grande table, où l’on en entasse ainsi unmillier.

Quand le nombre est complet, on place par dessus uneautre planche, et l’on entoure la table et la planched’une longue corde que l’on serre avec un bâton, commelorsqu’on presse le vin (1). De cette manière, l’eau con-

(1) L’uu des recueils de la bibliothèque royale offre le dessin d’unepresse qui ressemble beaucoup à celles que l’on emploie en Europe .