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Tome premier.
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(c’est-à-dire papier ressussité). On fait le même usagedes débris du papier d’écorce (voir l’article suivant), soitqu’ils proviennent du papier tin, soit du papier gros-sier. Quant au papier appelé ho-tchi (papier qu’on brûleen l’honneur des morts), et tsao-tchi (papier grossier), oncoupe les bambous, on en fait cuire les filaments et onles fait tremper dans une lessive de cendres ; enfin onsuit de point en point les procédés décrits plus haut ;seulement, après avoir détaché les feuilles de la forme,on ne prend point la peine de les sécher par la chaleurdu feu, on se contente de les mettre en presse pour enexprimer l’eau, et de les faire sécher au soleil.

Dans le temps où llorissait la dynastie des Thang, lessacrifices aux esprits s’étant fort multipliés, on com-mença à brûler en leur honneur des monnaies de papierau lieu d’étoffes de soie (le papier qu’on fabrique pourcet objet dans le nord de la Chine avec des débris depapier s’appelle pan-tsien-tchi), c’est pourquoi les fabri-cants de papier destiné à cet usage l’appellèrent ho-tchi,

littéralement feu papier, c’est-à-dire papier à brûler.

»

On a vu depuis peu, dans les pays de Khing et deTsou, des hommes prodigues qui, en une seule fois, ontbrûlé jusqu’à mille livres de ce papier. Sur trente par-ties, on en emploie dix-sept que l’on brûle en l’honneurdes morts, les treize autres parties servent aux usagesjournaliers.

Le papier le plus commun et le plus grossier s’appellepao-ko-tchi, c’est-à-dire papier à envelopper les fruits ; onle fabrique avec le filament du bambou que l’on mêleavec le chaume du riz qui est resté dans les champsaprès la moisson.

Quant au papier de toutes les couleurs qu’on emploie