tenue dans le papier s’écoule et s’égoutte entièrement ;ensuite, avec une petite pince de cuivre, on lève lesfeuilles de papier une à une, et on les fait sécher par lachaleur du feu.
V oici le moyen que l’on emploie : on élève avec desbriques et du ciment deux murs parallèles qui formentune espèce de ruelle dont le sol doit être garni de bri-ques. A l’ouverture de la ruelle, on allume du feu avecdu bois sec.
La chaleur pénètre par les interstices des briques, etbientôt celles dont la ruelle est garnie en dehors sontcomplètement chaudes. On y applique (à l’aide d’unebrosse) des feuilles de papier humide, on les enlève àmesure qu’elles se trouvent sèches, et on les met enrames.
Dans ces derniers temps, on a commencé à fabriquerdu papier d’une grande dimension, appelé ta-ssé-lien.Pendant un temps, les livres étant devenus très-chers,on recueillait le vieux papier (imprimé ou écrit), on enenlevait la couleur rouge, l’encre ou la souillure, on lefaisait pourrir dans l’eau, et l’on remettait cette pâte dansla cuve pour en fabriquer de nouveau papier; on s’é-pargnait ainsi les diverses manipulations qui sont néces-saires lorsqu’on fabrique le papier pour la première fois.Ce papier ressemblait exactement à l’autre, et n’occa-sionnait que peu de dépenses. Cette pratique n’est pointsuivie dans le midi de la Chine , où le bambou est com-mun et à bon marché.
Mais dans les parties du nord, dès qu’un petit mor-ceau de papier se trouve par terre, on le ramasse avecsoin, n’eût-il qu’un pouce de large, pour l’employer àune nouvelle fabrication, on l’appelle hnhan-hoen-tcAi