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Si les maîtres de forges eussent formé une compagniepour développer l’architecture métallurgique, et démon-trer que ce mode de construction offre en réalité plusd’économie que les maisons en briques, la mode en se-rait venue, et l’on n’en voudrait déjà plus d’autres.
Quand on songe aux magnifiques devantures qu’il se-rait aisé de faire par le moulage, dans tous les styles etdans tous les goûts, nous sommes étonné qu’on se borneaux essais faits en Écosse et en Prusse (1).
Mais il en est de ceci comme de toute chose : il faudravaincre une somme immense de résistances, tenir têteà une armée d’architectes, de maçons, de tailleurs depierre, de charpentiers, de menuisiers, de brique-tiers, etc. -, déplacer une foule d’existences, qui se dé-fendront par tous les moyens possibles, d’abord par lanégation, puis par la médisance et la calomnie, et, aubesoin, par les voies de fait.
A l’appui de l’opinion que nous émettons sur cet ob-jet, nous citerons l’extrait suivant du Glascoiv-Chronicle ;
HABITATIONS EN FER.
« On sait que les bateaux à vapeur en fer ont obtenu* beaucoup de succès. On vient d’exposer, dans un caféde Londres , le plan (en petit modèle) d’une chaumièretoute construite en fer, qui nous a paru si élégante, et enmême temps si bien appropriée à l’usage auquel elle estdestinée, que nous ne doutons pas que ce genre de con-struction ne soit bientôt généralement adopté, soit sur
(1) Nous apprenons que le directeur de la fonderie de Liège sol-licite l’autorisation de bâtir des bureaux en fer.
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