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Tome premier.
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se mirent à l’œuvre ; mais ils ne surent rien faire de cequelque chose et s’arrêtèrent tout court en disant : Nousproduisons trop de fer, comme le député breton qui di-sait : La France produit trop de grains.

Après avoir fait la critique, peut-être un peu tropvive, de l’état déplorable dans lequel se trouve en gé-néral l’industrie du fer en France , état que l’on attribueà la trop forte protection accordée aux maîtres dé forges(7 fr. 70 c. par 100 kilog. par la mer), nous devonsajouter que de vigoureuses tentatives ont été faites surplusieurs points du territoire pour élever cette industrieau niveau de celles de l’Angleterre et de la Belgique .

Principales usines à fer.

L’usine du Creuzot n’a rien à envier à celle de Se-raing; elle occupe, dit-on, trois mille ouvriers, sous ladirection des frères Schneider, habiles ingénieurs.

Après avoir englouti plus de vingt millions, elle futvendue pour deux; n’ayant plus à servir les intérêtsimmenses du premier capital,le Creuzot doit marcheravec la désinvolture d’un malheureux débarrassé duboulet qu’il avait à traîner : espérons que Seraing se re-lèvera de même, jeune et vigoureux, après avoir subiune semblable palingénésie. C’est une loi de la natureque la mort produit la vie, et qu’un vieux tronc ver-moulu donne naissance à un jet jeune et vivace quipuise dans le sein de son père les éléments d’une nou-velle existence. Nous craignons que beaucoup de nos