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chevaux, seront les premiers à voyager avec leurs mai-sons, pour aller passer quelque temps à Naples, à Ve-nise, à Constantinople , etc.; car il viendra un temps oùles classes fortunées, déjà travaillées par l’absentéisme,deviendront nomades. A la moindre contrariété éprou-vée dans un pays, on en cherchera un autre ; la presselibre et la calomnie tendant à désagréger de plus en plusles éléments du corps social, les victimes trop sensiblesà leurs attaques fuiront les pays constitutionnels, pouraller vivre tranquilles sous les monarchies absolues enemportant leurs pénates en fer, dès qu’ils seront sortisde la catégorie des immeubles. Les maisons conserve-raient dans tous les temps la valeur vénale du fer, avan-tage dont ne jouissent pas celles en briques et mortier.N’êtes-vous plus satisfait de l’architecture de votre ha-bitation , vous pourrez la faire refondre dans un autrestyle et passer de l’égyptien au grec, du gothique à larenaissance, du moresque au chinois, et de l’arabe aurococo, à charge de vous conformer à la couleur sterco-raire exigée par certaines régences.
II est réellement inconcevable, que dans un momentoù l’on est forcé d’éteindre les trois quarts des hautsfourneaux, faute de débouchés pour le fer, les capitalis-tes, qui perdent des millions à cette stagnation, n’aientpas encore songé à dépenser quelques milliers de francsà la solution de ce facile problème, auquel leur avenirse trouve si étroitement rattaché.
Nous deviendrons sans doute la risée de la postérité,quand elle apprendra l’histoire de notre embarras desrichesses.
Les bonnes vieilles gens, diront nos neveux, aprèsavoir trouvé le moyen de faire quelque chose de rien,