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que les meilleurs du Berry; mais, une fois une ma-chine faite, on n’est jamais surpris par la rupture subited’une pièce, jamais le quotient des forces absolues n’abesoin d’être doublé par surcroît de précautions ; c’estce qui donne aux machines construites à Paris une ap-parence frêle et délicate. Mais on aurait tort de les croiremoins solides pour cela ; c’est à l’aide de ce fer absoluque l’on soutient, en porte à faux, le siège des quatre-vingt mille cochers de Paris , les marchepieds des di-ligences et ces boute-pieds auxquels conducteurs etvoyageurs’confîent à chaque instant leur existence, sansqu’il arrive jamais d’accidents de ce chef.
Les gens du monde et les mécaniciens inexpérimentésne voient pas toute la différence qu’il y a entre fer etfer ; elle est cependant aussi grande qu’entre fer etverre, car il en est qui rompt en tômbant sur le pavécomme du cristal : c’est faute d’avoir su faire cette dis-tinction que le malheureux Dietz n’a jamais réussi àconstruire une machine qui ne soit tombée en mor-ceaux dès les premiers essais.
Son premier remorqueur avait fait sauter les dentsde son principal engrenage en fer battu, et son second,parti en triomphe pour Paris , n’a pu arriver jusqu’àGand , sans casser sa pièce principale, son arbre coudé.Dans la construction d’une mécanique on ne doit jamaisregarder au prix du fer ; le meilleur marché est toujourstrop cher quand il n’est pas solide.
Du reste, cette vérité est mieux sentie en France qu’en Belgique , car il y a beaucoup de fabriques de fersde ferraille : il en existe une à Saint-Maur , appartenant àM. Doé; une à Alhis-Mons, exploitée par M. Baudry.On fabrique aussi du fer corroyé aux forges d’Anzin et