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Tome premier.
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à celles de Bologne (Haute-Marne ), appartenant àM. Regnier, qui commence aussi l’étirage des tubes degaz. Nous ne dirons rien de la haute réputation de sesfers laminés. Nous terminerons par la Corse notre revuedu fer.

C’est la première fois que ce département expose unproduit industriel, et ce produit est très-beau ; le fer deMigliacciario ne le cède pas à celui de l’ile d’Elbe, dontil doit être contemporain et quelque peu parent. Nouscroyons même que la plus grande partie du mineraifondu à Migliacciario, se tire de l’île d’Elbe.

Il y a parfois encore des individus qui poussent le na-tionalisme à l’extrême. Un ancien carrossier, très-habileforgeron d’ailleurs, qui sait forger au plus près et nelaisser rien à faire à la lime, a entrepris la tâche de prou-ver que le fer français était supérieur à tous les fers dumonde, et il invite ses confrères à s’unir à lui pour fairetriompher cette opinion.

Si tous les forgerons s’entendaient pour frapper cegrand coup, rien ne résisterait sans doute à la force deleurs arguments. M. Naudin paraît connaître la puis-sance d’un raisonnement à tour de bras, et peu s’en estfallu qu’il ne nous la fit sentir quand nous nous per-mîmes de contester ce qu’il s’avisait si tardivement devouloir prouver aux Belges, aux Anglais , aux Suédois,aux Espagnols, et aux Français eux-mêmes, qui ne s’enétaient jamais doutés non plus.

Il y a certes en France comme ailleurs d’excellentsfers, mais il y en a aussi de détestables ; il y a mêmeautant d’espèces de fer que de forges, de fonderies et dedirecteurs différents.

La preuve de la supériorité de la fonte belge , c’est