à nos fontes, et un titre de gloire et de renommée pournotre fonderie nationale, ou plutôt pour son habile di-
fonte au coke et moitié de fonte au charbon de bois, n’a éclatéqu’au 89° coup, c’est-à-dire au 4° coup avec 16 livres de poudre et15 boulets, résultat bien supérieur à la résistance moyenne des ca-nons d’épreuve coulés avec la fonte au bois et la fonte au coke sé-parément.
Un canon obusier de 80, coulé avec un mélange de fonte au cokeet de fonte au bois, a résisté à l’épreuve extraordinaire suivante :
Un coup avec 6 kil. de poudre et 1 cylindre pesant 55 kilog.
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Cette épreuve a été précédée d’un coup tiré avec une bombe pe-sant 25 kilog. pour déterminer la vitesse initiale de ce projectile.
En France , une partie de cette épreuve, savoir :
Un coup avec 6 kil. de poudre et 1 cylindre pesant 55 kilog.
Un ii 6 >' 2 » » 106 »
Trois » 6 » 5 " » 189 »
a été jugée suffisante pour constater la bonté de cette bouche à feu.
La supériorité des canons de la fonderie royale de Liège peutêtre attribuée aux perfectionnements apportés en général dans lafabrication et notamment dans l’emploi d’un mélange convenablede fontes de fer de deux fusions, de qualité et de fourneaux diffé-rents, dont on obtient un métal plus compacte, plus homogène etplus résistant que chacun de ses composants.
Malgré les perfectionnements auxquels on est parvenu, le majorFrédérix, dans le but de prévenir toutes les chances de rupture ino-pinée des canons en fonte, a eu l’idée de proposer déjà en 1850 decercler les canons en fonte.
En 1850 le nouveau mortier de 0,60 fut cerclé et résista parfaite-ment aux plus fortes épreuves.
En mars 1859, ayant appris que les gargousses allongées de