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Tome premier.
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pour s’enrichir sous le régime que nous venons de rap-peler, se ruinerait aujourd’hui s’il prétendait travaillerde la même manière. Si nous devions justifier les prin-cipes vrais que nous venons de poser, nous trouverionsune foule d’exemples à citer; mais nos lecteurs les devi-neront facilement. Le dévergondage a été poussé-à soncomble, et si les capucins pouvaient cumuler, nousaurions vu des capucins maîtres et directeurs de for-ges.

Le personnel des forges doit s’améliorer promptement.Jusque-là, nous aurons des catastrophes à enregistrer.Cette amélioration normale n’intéresse pas seulement lesparticuliers, mais la société tout entière. L’industriemétallurgique française ne pourra rivaliser avec l’in-dustrie étrangère qu’autant qu’elle sera exercée par deshommes véritablement capables. C’est seulement dansles forges que l’on rencontre ces exemples d’ignorance.Vous ne trouverez pas une seule pharmacie exploitéepar des hommes qui ne connaissent pas les éléments dela chimie; nos pharmaciens, au contraire, en savent gé-néralement beaucoup plus qu’il ne faut pour exercerutilement leur profession. „

Vous ne trouverez pas un tanneur qui ne connaisseà fond la théorie et la pratique de son état ; et nous enpourrions dire autant des imprimeurs, des teinturierset de tous nos autres arts mécaniques. Mais en est-ilde même de nos maîtres de forges et de hauts four-neaux?

La sidérotechnie est une science complexe qui exige,pour être étudiée avec fruit, une foule de connaissances;l’application n’en est soumise à aucunes règles fixes.Celui qui ne connaît pas bien la théorie doit en faire une