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Tome premier.
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à vide pendant que le travail utile est interrompu; l’in-venteur propose de renvoyer la poulie folle sur l’arbrede couche, côte à côte de la poulie fixe. On voit que ledésembrayage aurait alors pour effet d’annuler tout mou-vement inutile et de préserver ainsi l’ouvrier d’une fouled’accidents occasionnés par les courroies. Il est vraique cela exige l’établissement d’un désembrayeur méca-nique pour toutes les poulies trop élevées pour que lamain de l’ouvrier puisse y atteindre, mais la main arti-ficielle dont nous parlons n’est qu’un ouvrage de forgetrès-peu coûteux et très-commode, que nous voudrionsvoir plus répandu qu’il ne l’est encore dans les ateliersde second ordre (1).

(1) On ne sera pas fâché de trouver ici sur l’état de la métallurgieen Allemagne , un aperçu concis et plein de données importantesque nous devons à M. Jacquemin, envoyé par la France pour étu-dier les effets produits par l’association douanière des petits Étatsde la Germanie.

De toutes les contrées de la confédération, celle où cette indus-trie a pris la plus grande extension, c’est le cercle de Dusseldorf ,dans la Prusse rhénane ; elle est des plus actives à Solingen , Bar-men et Elberfeld. Solingen , fabrique tous les ans 100,000 lamesd’épées et de sabres, 5 à 600,000 douzaines de couteaux et defourchettes, presque autant de paires de ciseaux, et un grandnombre d’articles de quincaillerie , qui vont directement dansle Levant, en Amérique , aux Indes orientales, et jusque dansla mer du Sud. Les lames de Solingen étaient déjà renomméesà l’époque des croisades. Les produits métallurgiques que cestrois villes livrent au commerce s’élèvent tous les ans à unevaleur de 56 millions de francs ; elles fournissent plus de 800 es-pèces différentes d’instruments tranchants, des serrures, desétaux et des patins. La quincaillerie comprend à elle seule plusde 2,000 articles. On y compte, ainsi que dans les environs,AO à 50 martinets occupés à forger des enclumes, des limes, des