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On embraye la vapeur, et la chaîne marche en entraî-nant le rabot, qui force le tube à passer par la filière.On sent que ce tube rougi à blanc, et, forcé de traver-ser une ouverture d’une section moindre que la sienne,se rapproche et s’allonge comme de la pâte et se soudecomplètement, à l’aide du sable que l’on répand sur lasoudure et qui sert de fondant.
Ce tube passe immédiatement, et tout rouge encore,dans la main du redresseur, qui le place sur une tablede fer humectée par un filet d’eau ; un énorme plateaude fonte, auquel on imprime un mouvement de va-et-vient, force le tube à rouler comme un bâton de ciresous une planchette. Ces deux plateaux peuvent avoir1 mètre SO cent, de long; le plateau mouvant se sou-lève assez par-devant, en basculant sur un plan incliné,pour permettre à l’ouvrier d’insinuer le tube sous lamasse. On conçoit qu’il se trouve parfaitement dressé etarrondi après deux ou trois tours.
Nous tenons d’une personne qui a vu les essais tentéspar un autre exposant, que ses tubes étirés sur massessont redressés à coups de maillets de bois, ce qui doitles écraser et les laisser pleins d’inégalités.
La force nécessaire pour mettre en jeu une semblableusine n’est pas aussi considérable qu’on pourrait lecroire ; il suffit d’une machine de 1S chevaux faisantagir la soufflerie, la mâchoire à préparer les maquettes,le banc à étirer, le roule-tubes et la machine à tarauderles bouts et les manchons qui servent à les réunir.
Il est bien entendu que les chaudières à vapeur sontplacées au-dessus des fourneaux ; car en France on n’estplus assez ennemi de l’économie pour perdre inutile-ment une somme de calorique aussi considérable ; on se-